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Cultures pérennes. Protection contre les brûlures solaires

Cultures pérennes. Protection contre les brûlures solaires

15 juin 2026133

Les brûlures solaires des cultures pérennes : physiologie du stress thermique et gestion de la transpiration comme facteur clé de protection

Les brûlures solaires des cultures pérennes fruitières et ornementales constituent un dommage physiologique largement répandu pouvant entraîner des pertes économiques significatives. Elles se traduisent par une diminution de la qualité marchande des fruits, un affaiblissement des plantes et, dans les cas les plus graves, leur dépérissement prématuré.

En horticulture, les méthodes de protection traditionnellement utilisées comprennent le chaulage des troncs et des branches charpentières, leur enveloppement avec des matériaux clairs ou encore l’installation de filets d’ombrage. Cependant, ces pratiques visent uniquement à limiter l’exposition au rayonnement solaire et n’agissent pas sur les mécanismes physiologiques profonds de thermorégulation de la plante.

Une approche moderne consiste à gérer le système naturel de refroidissement de la plante — la transpiration — grâce à des produits antistress spécialisés tels que Foliart Iliostop.

Physique et physiologie de la surchauffe : pourquoi les brûlures apparaissent-elles ?

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La brûlure solaire est une lésion localisée des tissus provoquée par une surchauffe sous l’effet du rayonnement solaire direct. La plante absorbe l’énergie solaire, qui est ensuite transformée en chaleur. Lorsque l’apport thermique dépasse la capacité de dissipation de cette chaleur, la température des tissus atteint des niveaux critiques. Cela entraîne une dénaturation des protéines, une dégradation des membranes cellulaires ainsi qu’un stress oxydatif.

Visuellement, ces dommages se manifestent sous forme de taches nécrotiques sur les feuilles et les fruits.

Ils peuvent également provoquer des fissures et la nécrose de l’écorce sur les troncs et les branches charpentières, notamment sur les faces exposées au sud et au sud-ouest chez les cuiltures arbustives….

Le principal mécanisme de dissipation de la chaleur excédentaire est la transpiration stomatique, c’est-à-dire l’évaporation de l’eau à la surface des feuilles. Le principe physique est simple : l’évaporation d’un gramme d’eau permet d’évacuer environ 583 calories (2 438 J) d’énergie thermique. C’est pourquoi la température d’une feuille en pleine transpiration peut être jusqu’à 7 °C inférieure à celle d’une feuille en situation de flétrissement.

Par temps chaud et sec, une plante peut perdre jusqu’à 0,5 kg d’eau par heure et par mètre carré de surface foliaire grâce à la transpiration. Cela correspond à l’évacuation d’environ 350 W d’énergie thermique par mètre carré, soit près de la moitié de l’énergie solaire absorbée. Ainsi, la transpiration remplit une double fonction : elle assure le transport ascendant de l’eau et des éléments minéraux dissous tout en jouant le rôle de système de thermorégulation.

Lorsque la transpiration ne suffit plus

La capacité d’une plante à maintenir une transpiration efficace est limitée par plusieurs facteurs.

Déficit hydrique. Lorsque l’eau disponible dans la zone racinaire devient insuffisante, la plante ferme ses stomates afin de limiter les pertes hydriques, ce qui réduit fortement l’effet de refroidissement. Un cercle vicieux s’installe : plus la température augmente, plus l’évaporation est importante, mais faute d’un apport suffisant en eau depuis le sol, les stomates se ferment et la surchauffe s’accentue.

Humidité atmosphérique élevée. Dans les serres, les tunnels de culture ou après des périodes prolongées de pluie suivies d’un ensoleillement soudain, l’humidité de l’air peut devenir si élevée que le gradient de vapeur d’eau entre la feuille et l’atmosphère diminue fortement. La transpiration ralentit alors même lorsque le sol est suffisamment humide. C’est dans ces conditions que l’on observe fréquemment des brûlures solaires massives.

Facteurs phénologiques. Au début du printemps, les cultures pérennes peuvent être exposées à un ensoleillement intense alors que leur système racinaire n’a pas encore pleinement repris son activité après la dormance hivernale. Le flux transpiratoire devient alors insuffisant pour refroidir efficacement les tissus, ce qui provoque les brûlures printanières typiques de l’écorce et des aiguilles des conifères.

Dommages du système conducteur. Les blessures mécaniques ou les infections causées par des agents pathogènes vasculaires peuvent altérer l’intégrité du xylème et limiter l’approvisionnement en eau des organes transpirants.


liostop : une technologie de gestion de la thermorésistance

Les pratiques agronomiques traditionnelles telles que l’irrigation, le paillage ou l’ombrage visent à créer des conditions environnementales favorables. Cependant, elles ne sont pas toujours applicables à grande échelle et n’augmentent pas directement la résistance intrinsèque de la plante au stress thermique. Une approche fondamentalement différente est proposée par Iliostop.

La formulation de Foliart Iliostop assure une action multifactorielle.

Mécanismes d’action de Foliart Iliostop dans le contexte de la transpiration et de la thermorésistance

1. Stabilisation des membranes cellulaires

Le produit forme à la surface des feuilles un fin film polymérique antitranspirant. Contrairement aux films rigides, Foliart Iliostop crée une couche semi-perméable. Celle-ci ne bloque pas totalement les échanges gazeux mais optimise le flux transpiratoire, préservant ainsi l’effet de refroidissement lié à l’évaporation tout en évitant une déshydratation excessive des tissus.

2. Régulation prohormonale

Le complexe de composés prohormonaux stimule la synthèse des phytohormones endogènes. Cela permet à l’appareil stomatique de réagir rapidement aux variations des conditions environnementales, en évitant aussi bien les pertes excessives d’eau que les situations de surchauffe critique.

3. Protection osmotique

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La pectine favorise la rétention d’eau dans l’apoplaste foliaire, créant une zone tampon qui ralentit la déshydratation du mésophylle lors des pics de charge thermique.

Foliart Iliostop est compatible avec la majorité des engrais et des produits phytosanitaires. Toutefois, son utilisation en mélange dans la cuve avec des préparations à base de cuivre ou de soufre est strictement déconseillée. Un test préalable de compatibilité chimique est indispensable avant toute application.

Conclusion

Les brûlures solaires des cultures pérennes ne constituent pas une conséquence inévitable des fortes chaleurs, mais un phénomène physiologique pouvant être maîtrisé. Le facteur clé de la protection réside dans le maintien d’une transpiration efficace, principal mécanisme de thermorégulation des plantes.

L’utilisation de Foliart Iliostop ne vise pas à bloquer la transpiration, mais à l’optimiser tout en stabilisant les membranes cellulaires et en activant les mécanismes hormonaux d’adaptation. Cette approche assure une protection fiable contre le stress thermique sans compromettre l’activité photosynthétique ni la productivité des plantations pérennes.

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